Depuis la création du groupe voyager au Kirghizistan, j’ai rencontré et discuté avec pas mal de personnes différentes. Marie est l’une d’elle. En plus de voyager dans un pays que j’affectionne particulièrement, elle l’a fait à vélo.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un passionné de vélo. Une course de vélos rassemble les émotions d’une vie, douleurs, bonheurs, suspense, déceptions, surprises et joies. J’ai une immense admiration pour les voyageurs à vélo.

C’est tout naturellement, que j’ai suivi avec un immense intérêt le voyage de Marie et que je lui ai demandé de faire un article sur le voyage à vélo au Kirghizstan. Elle m’a fait l’honneur d’accepter et on s’est amusé à faire ce questions-réponses (une interview quoi 🙂 )

Salut Marie, merci d’avoir accepté de partager ton expérience à vélo au Kirghizistan. Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Marie, 52 ans, ex-triathlète (une blessure à l’épaule-chute de vélo-m’empêche maintenant de nager)  musicienne. J’adore le vélo (je roule toute l’année en route et en VTT, vélotaf en prime) J’adore voyager à vélo. Je pars en général 4 fois dans l’année, je profite des vacances scolaires (sauf celle de Noël) pour filer sur mon biclou. L’été, je pars en général entre 7 et 8 semaines d’affilée.  3200 km l’an dernier en Islande, 2700 km cet été entre Dushambé et Bishkeck.

Pour quelles raisons voyages-tu à vélo ?

C’est pour moi le mode de transport idéal , la vitesse parfaite pour découvrir: la possibilité de discuter, de rencontrer des gens (bien davantage qu’en voiture) , le plaisir en plus, moins de pollution qu’en voiture (même si l’empreinte carbone d’un aller retour en avion est loin d’être négligeable 🙁  )

Selon toi, pour qui est fait le voyage à vélo ?

Pour tout le monde ! On peut faire 100 km par jour (souvent compliqué avec un vélo chargé sur les mauvaises pistes pleines de dénivelé d’Asie Centrale 😉 ) et camper au milieu de nulle part; on peut aussi faire 20 km par jour et dormir dans des homestay ou chez l’habitant. Chacun voyage selon ses envies et ses capacités.

Pourquoi voyages-tu seule ?

J’aime voyager seule. Pour moi, c’est la liberté absolue, on va où on veut, on s’arrête quand on le souhaite: on mange ce dont on a envie.  Je suis contente d’échanger quelques mots voire quelques kilomètres avec des cyclos quand j’en rencontre mais cela ne va pas plus loin. J’aime camper seule dans la nature, j’aime rouler seule , jamais je ne souffre de la solitude.

Un jour peut-être, j’arriverai à faire partir mon mari avec moi , mais je sais que ce sera un voyage différent. Et que je continuerai à partir seule de mon côté en plus.

Pourquoi as-tu choisi le Kirghizistan pour voyager à vélo ?

Pour plusieures raisons, mais avant tout la route de la soie et la Pamir Highway qui sont des classiques des voyageurs à vélo. Après avoir pas mal souffert du froid l’an passé en Islande je cherchais une destination un peu moins glacée  (j’ai ramené de très jolies engelures toutes bleues de là-bas 😀 )

Où as-tu déjà voyagé avant ?

Surtout en Écosse, en Islande justement,  en Angleterre, en France évidemment, en Italie.

En quoi le Kirghizistan est différent ?

A vélo je n’avais jamais vraiment quitté l’Europe (même si j’avais fait des triathlons aux USA), l’Asie Centrale c’est vraiment un autre monde. Il y a beaucoup de dénivelé (même si en Islande et en Écosse on peut aussi monter beaucoup), il faut aussi gérer l’altitude, le changement de nourriture, la langue.

As-tu suivi un entraînement spécifique ?

Absolument pas. Je roule beaucoup toute l’année (9500 km à vélo l’an dernier, en voyage, mais aussi pour me déplacer au quotidien comme pour le plaisir), je suis en entraînement spécifique toute l’année 😀

Quelle assurance ?

Je m’étais renseignée auprès de mon agence, pensant qu’elle me ferait prendre une assurance spéciale. Mais en fait j’étais couverte avec l’assurance de la voiture familiale (Mondial Assistance) pour les séjours de moins de 3 mois.  Cela dit, en y repensant, j’étais couverte moi uniquement et pas dans les transports. Avec le recul c’était peut être un peu juste : s’il avait fallu rapatrier le vélo, ce n’était pas pris en charge.

J’ai accepté un jour de grande tourista de me faire avancer par un camion. Ainsi, j’ai fait 90 Km en compagnie d’un veau sur le plateau sur une bétaillère… sans assurance.

Je te recommande cet article, de Georges-Michel, qui explique les couvertures offertes par les assurances des cartes bancaires.

 

As-tu fait des vaccins avant de partir ?

J’avais fait tous les vaccins recommandés sauf hépatite B (je n’ai pas eu le temps dans le calendrier vaccinal, je le ferai la prochaine fois)

Donc les vaccins obligatoires en France : ROR, DT polio  ( remise à jour) plus rage, typhoïde,  hépatite A.

Quels documents avais-tu avec toi ?

Passeport, carte de vaccination, j’avais pris des photos d’identité d’avance au cas ou pour les permit borders (que finalement , par manque de temps, je n’ai pas demandé) et deux copies de mon passeport (au Tadjikistan on m’en a demandé une que j’ai dû laisser lors un contrôle policier).

Quelles cartes utilises-tu pour trouver ton chemin au Kirghizistan ?

Alors ça c’est un peu le point noir. J’avais la Gizi map en carte papier  mais c’était juste utile pour avoir une vision d’ensemble et les grands itinéraires. L’échelle est bien trop grande, pas de précision, des pistes indiquées introuvables, d’autres qui ne sont pas sur la carte…

Finalement c’est OpenStreetMap (cartographie numérique participative) qui m’a été le plus utile. J’utilise l’application Locus Map qui me permet de faire mes traces, d’en importer (très pratique!) et qui gère le dénivelé (je peux visualiser les itinéraires en graphique, bien utile en vélo!) c’est donc surtout sur mon téléphone que je faisais ma route, même si toujours je sortais la carte papier pour avoir une vision d’ensemble.

Quel type de matériel as-tu emmené pour ce voyage ?

Des vêtements polyvalents (il peut faire froid en altitude et très chaud en plaine). J’avais aussi des vêtements imperméables , on peut s’en passer .. même si on est bien content de les avoir quand il se met à pleuvoir.

Une bonne tente, un bon duvet, de quoi filtrer l’eau (même si je filtrais juste l’eau des rivières, pas  l’eau de source, ni l’eau des puits , ni l’eau des pompes dans les villages),  ce n’est de rien de particulier.. sauf qu’il faut tout porter, faire un compromis entre le solide et le léger.

Pour le réchaud j’avais opté pour un réchaud à essence (on en trouve partout) mais j’avais aussi un mini réchaud à gaz (70g) en secours . La bouteille de combustible qui sent l’essence ne passe pas forcément facilement à l’aéroport. Cuisiner au gaz, la dernière semaine, a permis à l’odeur de s’évaporer.

Avec quel vélo as-tu fait ce voyage (type de vélo, développement, roues, pneus) ? 

Pour la première fois j’avais un vrai vélo de voyage que je viens de m’offrir (fabriqué par François Coponet  de Cycles Itinérances (http://cycles-itinerances.fr/) , un cadreur qui vit à Mousson dans l’Est de la France) en roues de 27,5 pouces.

Mais auparavant, je roulais avec mon vieux VTT 26 pouces. Prévoir un développement VTT avec un vélo chargé. De toute façon, ça monte beaucoup, en plus les routes sont le plus souvent des pistes difficiles.

Choisir  des pneus renforcés ! Les  bords de route sont jonchés de morceaux de bouteilles de vodka balancées des voitures 🙁 Pour ma part, c‘était Schwalbe marathon mondial. Une seule crevaison (morceau de câble très fin qui a réussi à percer).

J’avais des freins à disques à câble et un moyeu rollhoff, très confortables pour ce type de voyage (on peut passer les vitesses à l’arrêt), mais auparavant, je roulais en freins hydrauliques et dérailleurs classiques.

J’ai vu sur tes photos que tu n’avais pas de pédales automatiques : pourquoi ?

Parce que ce n’est pas assez polyvalent. Avec des chaussures de trail je peux rouler et marcher confortablement. Il arrive parfois qu’on doive pousser longtemps le vélo. On peut aussi choisir de le poser et d’aller marcher en montagne. J’avais une paire de sandales pour passer les gués (et aérer les pieds quand il faisait très chaud) et  une paire de chaussures de trail, ça couvrait toutes les situations.

Quels accessoires avais-tu sur ton vélo ? 

Un bâton de rando avec un ruban  coloré posé en travers des sacoches arrière pour écarter les voitures!  (Il me sert aussi de béquille en bloquant les freins avec un velcro).

La conduite routière kirghize est assez déplorable. Ils n’ont aucune notion des distances de sécurité pour doubler un vélo (ils sont bien plus à l’aise pour doubler des chevaux).  Tenir les véhicules un peu à distance c’est aussi une question de sécurité …

Un rétroviseur est formidable aussi, malheureusement j’avais cassé le mien dès le début du voyage. La sonnette n’a jamais servi qu’à amuser les gamins.

J’avais aussi une dynamo moyeu pour pouvoir recharger mon téléphone, ma liseuse, mon filtre UV anti virus et mes lampes électriques (je recharge grâce au très fiable l’USB2BYK fabriqué par une petite boîte française ( http://www.eurecart.fr/ )

Cela dit autant en Islande la dynamo moyeu fournissait l’essentiel de la production électrique (une charge de téléphone par jour) et le panneau solaire était anecdotique, autant au Kirghizistan le soleil très présent suffisait presque entièrement à tout recharger.

Comment as-tu entretenu ton vélo ? 

Je n’ai rien fait de particulier. 

Nettoyer la chaîne de temps à autre et la huiler, régler les freins quand les câbles se détendent. Adapter la pression des pneus à la piste (dégonfler un peu quand elle est vraiment mauvaise pour amortir)

Quel matériel as-tu emmené pour entretenir et réparer ton vélo durant ton voyage?

J’aime beaucoup être autonome et pouvoir réparer le maximum de choses moi-même, du coup j’ai une trousse à outil assez conséquente.

  • Pompe avec manomètre
  • Matériel de réparation crevaison (dissolution, rustine, grattoir)
  • Petite pince
  • Multi-outil très complet avec dérive chaîne, clef torx, toutes les clefs
  • Allen, tournevis, démonte pédale, différentes clefs, clef à rayons….
  • Rayons de secours pour les deux roues
  • 1 pneu de secours (depuis l’Islande où j’avais explosé 3 pneus arrières je suis un peu traumatisée avec les pneus)
  • Câbles de freins x2
  • Câbles de dérailleurs x2
  • Plaquettes de rechange x3 paires (une de rechange + une de secours)
  • Des rilsans
  • De la ficelle
  • Deux petits morceaux de pneus de route qui peuvent me servir d’emplâtre si le pneu se déchire (certains recousent les pneus, il faudra un jour que j’essaye)
  • Pile de compteur de rechange
  • Quelques morceaux de fil électrique et de gaine thermo-rétractable (si jamais j’arrache le fil électrique de la dynamo moyeu)
  • Quelques maillons de chaîne
  • 3 démontes pneus très solides (un en acier, deux en alu)
  • Vis de rechange pour les portes bagages et pour les sacoches
  • Du scotch noir très solide (utile pour tout.. réparer la tente , les sacoches , la selle, comme le vélo..)
  • Une chambre à air
  • De l’huile de vaseline (mais l’huile de cuisine convient très bien)
  • (quand j’étais en vtt j’avais en plus un peu de liquide de frein, une patte de dérailleur et un petit outil pour pouvoir démonter la cassette)

Que conseilles-tu de vérifier, sur un vélo, chaque jour avant le départ ?

En Islande, je vérifiais plusieurs fois par jour que les pneus n’étaient pas déchirés mais au Kirghizistan, j’étais bien plus cool. Les vis des portes-bagages et des sacoches aiment bien prendre leur indépendance… tous les 3 ou 4 jours, c’est vraiment utile de vérifier qu’elles ne se sont pas desserrées, (malgré tout j’ai perdu deux vis de sacoches).

Penser à nettoyer et graisser la chaîne de temps à autre, la poussière est omniprésente, elle se fixe volontiers sur les maillons.

D’autres accessoires ?

Une bassine pour pouvoir se laver (attention de jeter l’eau savonneuse loin des rivières, le savon est parfaitement biodégradable mais pas dans l’eau ! Rejeté directement dans les rivières sans être filtré par la terre il est mortel pour les organismes aquatiques )

De l’huile d’olive pour cuisiner (les épiceries ne sont pas très achalandées, on a vite un dégoût des nouilles chinoises, pouvoir faire cuire correctement des poivrons, des oignons, des courgettes, des pommes de terre des lentilles sur le long terme, ça sauve l’appétit); de l’anti-moustique (pour survivre au lac Issik kul!)

Quel a été ton itinéraire au Kirghizistan ?

Tout à fait au hasard. Je suis arrivé à Sary Tash (depuis le Pamir) avec l’idée d’aller à Sary Moghul puis à Osh faire un permit border pour pouvoir aller dans les régions proches de la Chine et finalement je n’ai rien fait de tout ça.

J’ai voyagé quasiment au jour le jour en regardant la carte.  La seule véritable route que j’ai suivie sans pouvoir faire autrement , c’est celle entre Jalal Abad et Naryn. Je l’ai quittée pour monter à Song Kul… ensuite je n’avais aucune idée d’où aller.

En fait c’est assez compliqué de planifier. Certaines pistes sont tellement mauvaises qu’on monte les cols en poussant tout le temps, et inutile de dire qu’on va se rattraper sur la descente : j’ai descendu des cols sans jamais dépasser 8 km/h.  Un jour, j’ai « roulé » toute la journée pour faire 30 km avec la boue jusqu’au moyeu.

J’ai aussi suivi en plusieurs occasions la trace de la Silk Road Mountain race. C »était magnifique, certains chemins sont beaucoup plus rapides que certaines routes (la route de Kazarman est une horreur à certains endroits en vélo – cailloux, tôles ondulées… ) et j’ai fait des itinéraires pour éviter au maximum les « autoroutes » (la voie rapide entre Balykchy et Bishkek ) sur laquelle finalement je suis resté parce qu’il n’y avait pas beaucoup de circulation et c’était assez agréable d’avancer.

Je ne voulais surtout pas TOUT faire dans un temps imparti, je déteste les « bucket list ». Je préfère aller où ça me chante, profiter d’un coin qui me plaît, en quitter un autre qui ne me plaît qu’à moitié sans avoir fini de visiter.

Évidemment j’ai loupé plein de trucs, par contre j’ai pris le temps d’aller dans les coins paumés que j’ai adorés. En partant j’ai vu des montagnes très belles et très tentantes… pas grave, je reviendrai 😀

Quel a été ton budget pour ce voyage ?

Ça dépend beaucoup de chacun, mais là bas tout est très économique pour nous. Hormis à Bishkek où je me suis prélassée à l’Hotel Tunduk (je recommande: c’était formidable !), j’ai toujours dormi sous la tente gratuitement. Pour la nourriture de temps à autre (quand j’en trouvais) j’ai mangé au restaurant à midi (entre 200 soms et 400 soms) sinon j’ai fait les courses dans les épiceries, dans les bazars au fil de la route.

Sinon les kirghizes sont très gentils, on m’a offert le thé tout au long de la route, donné des fruits et aussi des nans, on m’a aussi invitée à dormir  (j’ai toujours refusé, je préfère dormir loin de tout dans la nature).

Penses-tu qu’il existe des risques particuliers, liés à cette façon de voyager dans cette partie du monde ?

Je n’ai pas trouvé qu’il y avait de risques particuliers inhérents à l’Asie Centrale. Bon, c’est vrai, j’ai pas mal souffert de tourista et une fois d’intoxication alimentaire mais je ne prenais pas beaucoup de précautions. Et hormis l’intoxication cela ne m’a pas gâché le voyage.  J’étais contente d’être vaccinée pour éviter les problèmes les plus graves (je viens de lire qu’un voyageur a chopé la typhoïde).

Évidemment, on peut utiliser des pastielles micropur  (si on le supporte, ce qui n’est pas mon cas) ou  filtrer toute l’eau  (mais il faut le faire deux fois : une fois avec un filtre classique puis avec un filtre à UV pour les virus que les filtres classiques laissent passer). Mais ça prend du temps et je n’étais pas du tout certaine que mes désagréments viennent de l’eau. Honnêtement la prochaine fois j’agirai de la même manière et tant pis pour la turista.

La circulation automobile quand on est cycliste est parfois compliquée. J’avoue que dans le Sud la M41 m’a donné des sueurs froides, et à Bishkek j’ai fini par me limiter tant c’était désagréable de rouler.

Sinon pour moi, le principal problème c’était les chiens. Ils ne sont pas méchants du tout, mais ils ne sont jamais attachés et ont le réflexe de poursuivre les vélos. Il faut ABSOLUMENT s’arrêter immédiatement et leur dire de dégager TRÈS FERMEMENT s’ils sont agressifs (le plus souvent ils sont adorables). Normalement ça suffit. Une fois ,j’ai été ennuyée pour traverser une ferme et la propriétaire (à laquelle ils n’obéissaient pas) pour les éloigner leur a jeté des cailloux. Du coup je gardais sous la main deux cailloux pour faire de même  (on ne vise pas le chien, on vise devant eux) mais je ne m’en suis finalement jamais servi.

J’ai eu des gros soucis seulement sur les grosses routes, quand on va vite , trop vite pour tout vérifier sur le bord de la route ou pour s’arrêter brusquement.  Parfois on roule tranquillement et ils surgissent de nulle part. Sur la 4 voies de Balkychy à Bishkek, en pleine descente, j’ai entendu un énorme aboiement derrière moi, j’avais un énorme berger allemand aux trousses!

J’ai hurlé « DEGAGE!!!! » et il a stoppé net, ouf, je ne me voyais ni m’arrêter ni le viser avec mes cailloux à 50km/h 

As-tu quelques conseils en plus à donner aux lecteurs ? 

Il est très facile de faire du stop même en vélo. Je n’ai jamais levé le pouce et à chaque col,  à chaque épisode de mauvais temps, des camions voire des automobiles s’arrêtaient pour me proposer de me charger. Les taxis prennent les vélos et même les mashroutkas m’ont proposé de monter! (où mettent-ils le vélo ? je ne sais, mais depuis que j’ai vu une voiture passer avec deux moutons vivants attachés sur le toit je ne doute plus de leur inventivité 😀 )

Différents guides de voyage que j’ai parcourus, assènent avec force, que pour les femmes, il faut être voilé dans les villages et ne pas porter de short. Je me demande si on a parcouru le même pays… Beaucoup de femmes kirghizes ne sont pas voilées, et j’ai vu des jeunes filles en short dans certains villages.  Pour moi c’était bras et jambes nus sur mon vélo tout le long du voyage (dès lors qu’il faisait chaud) je n’ai jamais ressenti la moindre gène. C’est plutôt en ville, quand je visitais que je passais une jupe, puisque là j’étais en touriste et non plus sur la route en cycliste.

Et j’allais oublier, l’essentiel, pour préparer le voyage, lire le guide complet pour voyager au Kirghizistan de Georges-Michel.

Merci Marie, pour cette super interview. C’est vraiment sympa. Je te souhaite beaucoup de nouvelles aventures cyclistes et j’ai hâte de les suivre ! Si tu as des questions, ou que tu as vécu une aventure similaire et souhaite la partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire !